Comme promis, j'attaque les nouvelles chroniques avec un groupe de Black Metal Norvégien qui ne peut être cité que comme culte. Immortal revient. C'est après trois démos entre 1990 et 1991, et huit albums (comprenant le dernier né dont je vais vous parler) que le couvert est remis. A noter que ce dernier album, All Shall Fall, sort après pas moins de sept ans de pause (Abbath officiant également dans un projet parallèle loin d'être mauvais, I).
Immortal // All Shall Fall
J'admire le groupe, les membres et leur musique, mais ce qui me frappe terriblement sur ce nouvel album c'est la production particulièrement propre, à la limite de l'aseptisé qui soutient des compositions qui, à mon gout, sont trop abordables pour le genre qu'ils représentent. Je veux dire par là, que leur Black a perdu de son aigreur et de son trauma.
Ceci dit, attaquons positivement maintenant. Nous avons affaire au Immortal des dernières années, dans la continuité d'albums comme Sons Of Northern Darkness, et nous jugerons dans cette optique. Les compositions fonctionnent parfaitement, force d'un groupe qui a raisonnablement produit le long de sa carrière, avec talent, avec mérite. On les sent, ces guerriers prêts à détrôner tous les dieux que les hommes ont pu créer, ces guerriers prêts à prendre la place de toute divinité, à s'asseoir sur leur trône et à jeter un souffle d'ère glaciale sur le monde, qui lui ne peut que se mettre à leurs pieds.
A la fois levé et couché du soleil, l'aube, le passage de la journée le plus glauque qui soit, l'heure de la mise à mort des criminels, et le crépuscule, le temps de la fin des illusions, de la perte de l'espoir et de la fuite du temps.
Un album très agréable, qui mettra peut être les nerfs en boule aux puristes, mais qui a ses qualités et se laisse écouter avec plaisir. Pour les amateurs de l'album précédent (cité plus haut), celui-ci est pour vous, sans aucun doute.